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Méthode Vittoz

Thérapies psychothérapeutiques
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Méthode Vittoz

Groupe de thérapie
Thérapies psychothérapeutiques
Troubles traités
Angoisse
Anxiété
Burn-out
Deuil
Difficultés scolaires
Fibromyalgie
Harcèlement
Insomnie
Mémoire
Mobbing
Séparation
Spasmophilie
Stress
Toc

Origine

Descriptif élaboré par : Monsieur Charly Zaradez

Le Dr. Roger Vittoz est né à Morges en 1863 et mort à Lausanne en 1925. Médecin généraliste, il s'était spécialisé dans les maladies nerveuses et fut un des premiers psychosomaticiens. Il pratiqua d’abord l'hypnose qu'il avait apprise avec le Dr. Forel. Mais cette méthode ne l'enthousiasmait pas outre mesure, car elle laissait le patient trop dépendant du thérapeute. Son idéal était que le patient trouve lui-même son autonomie et soit outillé pour se guérir lui-même, avec ses propres forces. Il mit toute sa passion et son génie à chercher mieux encore : une méthode psychothérapique, non plus palliative, mais curative, qui devait libérer complètement les névrosés de leurs accablantes idées morbides, obsessions, phobies, doute et scrupules.

Très fatigué à la suite d’une grave scarlatine dont il s’était mal remis, c’est sur lui-même qu’il a forgé et expérimenté sa méthode pour en faire bénéficier ses patients. Il s’installa à La Brévine puis aux Verrières dans le canton de Neuchâtel. Sa notoriété grandissante auprès des psychasthéniques fut telle qu’on surnomma « Train Vittoz » le rapide de Paris qui passait aux Verrières.

En 1904, sur les conseils du Dr. Combe il s’installe à Lausanne afin d’y recevoir une clientèle étrangère encore plus importante. Sa réputation et ses succès s’étendirent en Suisse, en France, en Angleterre, en Amérique, et dût même se rendre à Saint-Pétersbourg pour y soigner un personnage important.

En 1911 il fit éditer son seul et unique ouvrage « Traitement des psychonévroses par la rééducation du contrôle cérébral » qui connaît encore aujourd’hui une diffusion ininterrompue. Il avait commencé à rédiger un nouvel ouvrage mais un cancer l’emporta le 10 avril 1925 à Lausanne.

Cette méthode est une thérapie de synthèse et de restructuration. Elle n’est donc pas analytique. Elle n’est pas conçue pour rechercher les causes du mal, mais pour construire notre résilience grâce à nos facultés de défenses et d’adaptation. Elle fait appel au conscient, afin d’amener progressivement le malade à rééduquer la fonction maîtresse de l’équilibre psychique, soit : le contrôle cérébral qu’il définissait ainsi : « Le contrôle cérébral est la faculté inhérente à l'homme normal, destinée à équilibrer le cerveau inconscient et le cerveau conscient. Nous entendons par équilibre cérébral normal lorsque chaque idée, impression ou sensation peut être contrôlée par la raison, le jugement, la volonté, c'est-à-dire qu'elle peut être jugée, modifiée ou écartée. » (Dr. Vittoz)

 

Description de la méthode

Vittoz opère par deux procédés en parallèle :

  1. Des actes rendus conscients dans la vie courante
  2. Des exercices mentaux auxquels il faut consacrer chaque jour quelques minutes.

Ceux-ci sont indispensables car on ne lutte jamais directement par une idée contre une idée ou contre une angoisse, mais par un exercice.

Les actes dits conscients sont choisis parmi ceux que nous avons à accomplir habituellement, mais ils sont « sentis et non pensés», de sorte qu’ils retiennent toute l’attention de la personne dans ce qu’elle fait, sans distraction et sans tension, dans le lieu et l’instant. (Il s’agit d’être dans une attention sans tension !)

Si le sujet multiplie « les actes conscients » tout le long de la journée, il obtient pendant un laps de temps appréciable l’arrêt de la pensée, le calme et le repos du cerveau. Ils recréent l’unité de la personne en elle-même et avec le monde. Ils contribuent ainsi au rétablissement de l’harmonie psychique.

Les exercices, eux, entraînent le cerveau à utiliser les deux aptitudes complémentaires :

  • La réceptivité – lorsqu’il reçoit les sensations
  • L’émissivité – lorsqu’il émet des pensées.

La réceptivité est à redécouvrir dans son état pur  de manière que par ses informations vraies (et non plus déformées comme lorsqu’elles se présentent dans un état défectueux) le conscient reprend sa prépondérance sur l’inconscient. C’est l’immédiat de la sensation et non pas le souvenir qu’elle évoque. La réceptivité est le ciseau d’or qui coupe le fil de la pensée.

L’émissivité est à développer tout d’abord par la concentration :

  • Concentration sur le corps
  • Concentration sur la respiration
  • Concentration sur certains graphiques
  • Concentration sur les idées ou appels d’états

Lors de la concentration sur le corps, le sujet porte son attention sur différents points du corps et se reçoit. Ces exercices ont un effet régulateur et contribuent à une prise de conscience de son « schéma corporel ». Les exercices de respiration favorisent la détente et établissent un calme cérébral.

La concentration sur les graphismes : des tracés précis et simples en images mentales, comme le signe mathématique de l’infini, le triangle, les spirales centrifuges ou centripètes et la verticale du 1. Outre la concentration que cela développe, la dimension symbolique de ces images mentales constitue une surface de projections de nos états intérieurs, et permet d’exercer une influence sur eux.

La concentration sur les idées : La personne s’exerce à retrouver dans ses souvenirs un moment de calme vécu, jusqu’au moment où elle peut sentir dans son corps la sensation de calme dégagée à ce moment. De même la concentration sur l’idée d’énergie produit une augmentation physique de l’énergie. L’exercice permet de rester présent à une idée, un état, en fonction des besoins du moment. C’est ce que l’on appelle les « appels d’état ». On fait appel à l’énergie, au calme, à la joie.

L’élimination. Lorsque le sujet a appris à diriger sa pensée ou son idée, il pourra déterminer par quel procédé il décidera d’éliminer une idée morbide ou obsédante. L’apprentissage se fera tout d’abord à l’aide d’objets ; puis de chiffres, de lettres, de mots, de phrases et de graphiques.

La volonté. « Avec la volonté, nous arrivons au point capital du dressage. » nous dit Roger Vittoz. « Car c’est là que se trouve la force qui permettra au sujet d’utiliser les facultés qu’il avait perdues. » Car pour Vittoz, la volonté est une énergie qui existe en chacun de nous. Il s’agit seulement de savoir comment canaliser cette énergie sur un point précis. Le Dr Vittoz nous parle "d'essor de volonté qui consiste à simplement ouvrir le robinet d'un réservoir d'énergie; l'énergie qui en découle allant s'appliquer soit à un acte, une idée ou un sentiment." Il existe trois conditions à cette émission de la volonté:

  • Savoir ce que l'on veut :Il s'agit de définir avec précision la nature, le but du vouloir; formulée par une phrase représentant exactement ce que l'on veut vouloir.
  • La possibilité du vouloir: Il est inutile de vouloir une chose impossible!
  • Sincérité et vérité du vouloir : Il importe donc, avant tout, d'être vrai, sincère avec soi-même et l'effort de volonté donnera le résultat recherché.

Lorsque le patient sait utiliser sa volonté, le traitement fonctionnel, mécanique du cerveau est alors terminé. Nous pouvons passer au traitement psychique, bien que celui-ci soit indissociable du traitement fonctionnel. Vittoz nous parle du cliché, et le définit comme "une impression ancienne, cristallisée pour ainsi dire dans le cerveau, qui reproduit toujours le même symptôme par un mécanisme inconscient du malade… Nous lui donnons le nom de "cliché" du fait de sa persistance."  C’est donc avec l’aide du thérapeute que le patient pourra recouvrer son autonomie, grâce au « contrôle cérébral » ainsi rétabli.

Une originalité : La vibration cérébrale

Le Dr. Vittoz avait découvert que le cerveau émet une "onde", ou "vibration", perceptible dans la main du thérapeute. Ses caractéristiques correspondent à la nature de l'activité cérébrale. C'est grâce à cette découverte qu'il put mettre au point sa méthode. Ainsi le patient est suivi pendant les inductions d'exercices car la sensation perçue est en relation avec le travail cérébral. Celle-ci se modifie suivant l'état du cerveau, c'est-à-dire qu'il est facile de percevoir une différence entre un cerveau calme et un cerveau agité.

Déroulement d’une cure Vittoz

1.Réceptivité (sensation)

  • Les 5 sens
  • Le corps : dans les positions assise, debout, allongé et en marche

2. L’émissivité : lorsqu’il émet des pensées.

  • Les 5 sens
  • Le corps
  • Les graphiques : Utilisations de graphiques pour créer des états de calme, d’énergie, de joie, harmonie, intériorisation, extériorisation…
  • Utilisation de souvenirs pour créer des états : Calme, énergie, joie, etc…

3. L’élimination : Faire disparaître des affects en les désamorçant

  • Exercices avec des objets
  • Exercices mentaux
  • Elimination dans la vie quotidienne
  • Elimination des clichés

4. Volonté : Energie libre et indépendante

  • Utilisation de son énergie retrouvée.

 

En résumé, le but de la méthode Vittoz est :

  • De rétablir le mécanisme cérébral
  • D’apprendre à s’en servir              
  • Traitement fonctionnel
  • Traitement psychique

La méthode s'adresse à tout le monde, aux adultes comme aux enfants

Convient lors de :

  • Stress
  • Anxiété / angoisses
  • Insomnies
  • Problèmes de concentration
  • Pertes de mémoire
  • Spasmophilie
  • TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs)
  • Fibromyalgie
  • Deuil, séparation
  • Burnout
  • En entreprise : harcèlement, mobing
  • Difficultés scolaires

Bienfaits escomptés

« Le cerveau actif sent et veut ce qu’on fait ou pense »

En dehors de son but thérapeutique, la méthode Vittoz s’adresse à toute personne désireuse de développer en elle la faculté de contrôle vis-à-vis des agressions de la vie et de sa propre fragilité émotive et nerveuse. Elle exige par contre la plus grande sincérité : l’implication de tout son être.

Elle permet de trouver l’unité en soi, unité avec nos défauts, unité avec autrui, unité avec la nature.(Dr. Ledoux).

Contre-indication

Aucune n'est connue à ce jour.